L’illustration: Le portrait et le frontispice

La Bibliothèque de l’EPFL vous invite à prendre connaissance de sa sélection de livres anciens en visitant l’exposition « L’illustration: le frontispice et le portrait », présentée dans les vitrines de livres anciens du Rolex Learning Center jusqu’en août 2016. Cette exposition ne prétend pas à l’exhaustivité sur le sujet.

 

Les pages de titre apparaissent dans le dernier quart du XVe siècle. Très sommaires, elles n’indiquent que le contenu et la marque de l’imprimeur. Elles s’enrichissent peu à peu avec le nom de l’auteur, de l’adresse typographique et de la date de publication. Avec le développement de la gravure sur cuivre, des illustrations en relation avec le contenu de l’ouvrage viennent compléter la page de titre.

 

C’est au tournant du XVIIe siècle qu’apparaît le frontispice à proprement parler, soit une page gravée, placée en regard de la page de titre ou juste avant celle-ci. Cette gravure souvent hautement décorée prend la forme de scènes mythologiques, d’allégories et de personnages dans leurs activités.

 

Le portrait, généralement celui de l’auteur mais aussi parfois celui du protecteur ou du commanditaire, devient également un élément caractéristique du livre. Parfois le titre de l’ouvrage est ajouté dans un encadrement architectural ou un bandeau: on parle alors de titre-frontispice, ou de titre gravé.

 

 

 

Curieuses, curieux, n’attendez plus ! Partez à la découverte ! N’oubliez pas que tous les documents présentés peuvent être consultés sur simple demande auprès de la Bibliothèque de l’EPFL.

 

Figure 1: Marin Cureau de La Chambre, La lumière, Paris : chez Jacques d’Allin, 1662.

Figure 2: Leonhard Euler, Methodus inveniendi lineas curvas maximi minimive proprietate gaudentes, sive Solutio problematis isoperimetrici latissimo sensu accepti; Lausannae : Genevae : apud Marcum-Michaelem Bousquet & Socios; 1744.